Revenir au site

Une heure avec...

Aïko Solovkine

· Une heure avec

“J’aime la littérature qui nous emmène là où l’on n’irait pas tout seul”

| Propos recueillis par Margaux Lombard.

Retrouvez le portrait d'Aïko Solovkine ici.

+ la playlist et la bibliographie d'Aïko Solovkine à la fin de l'article.

Aïko Solovkine est une écrivaine belge qui a publié son premier roman, Rodéo, en 2014, aux Editions Espace Nord. Elle a obtenu le Prix de la première oeuvre par la Fondation Wallonie-Bruxelles en 2016.

En quelques mots, le récit se déroule à la fin des années 1990 quelque part en Wallonie. Dans ce décor où règnent l’ennui et la répétition, une bande de mecs “comme on en produit à échelle industrielle dans la région”, qui tournent en rond et préparent des coups foireux, et une fille, Joy, bimbo intelligente et talentueuse qui fait tout pour déjouer le destin tracé pour elle. Un long portrait sociologique dans une langue précise et tranchante et un rythme effréné, qui culmine par un drame annoncé.

Nous demandons aux auteur·e·s que l’on rencontre, comme un rituel, ce qu’ils ou elles pensent de la place de la littérature aujourd’hui. Que peut-elle, à supposer qu’elle puisse quelque chose, dans nos sociétés contemporaines ?

Je pense que le rôle de la littérature est le même depuis les origines. Il n’y a pas, selon moi, une spécificité qui serait propre à notre époque. La littérature est un outil d’empathie possible, en tout cas la fiction. J’aime la littérature qui nous emmène là où on n’irait pas tout seul. Ce n’est pas pour rien que l’on n’y va pas. Cela me semble important, et c’est d’ailleurs ce que j’essaie de proposer. Elle est aussi un outil de connaissance d’un autre que soi. En tout cas, c’est le rôle qu’elle a dans ma vie.

Il est de plus en plus courant d’entendre parler des « pouvoirs de réparation » de la fiction dans le monde de plus en plus abîmé qui est le nôtre, comme si elle était un refuge, une échappatoire. Qu’en pensez-vous ?

Selon moi, la littérature ne vient que compléter autre chose. C’est rare, un livre qui change une destinée collective. On peut dire du Capital de Karl Marx qu’il l’a fait, profondément. Mais je ne pense pas vraiment que ce soit le rôle de la fiction. On voit bien aujourd’hui à quel point celle-ci est plus que jamais réinvestie, ne serait-ce que par les séries ; il faut donc croire que la réalité n’est pas un outil suffisant. Le champ de l’imagination est beaucoup plus vaste et généreux que le réel, il ouvre les possibles, et on en a besoin. Il est des phases de la vie où l’on a moins besoin de fictions et plus d’essais, et inversement. Par la littérature, on fuit le monde, tout en le pénétrant mieux. Ce double mouvement nous permet à la fois de nous échapper de nous-même et de nous retrouver un peu, c’est déjà pas mal !

A cet égard, les approches de la littérature en termes d’énergie qui circule, à la fois puisée et projetée dans le réel, vous parlent-elles ?

Oui, évidemment, il y a une énergie des mots qui circule. Un livre peut me faire un effet incroyable, et ensuite je vais forcément le porter, le partager, le régurgiter ailleurs… Il y a quelque chose de très contagieux dans la littérature, comme un virus.

Pouvez-vous nous dire comment vous avez attrapé le virus à l’origine ? Comment êtes-vous venue à la littérature et à l’écriture ?

Je ne peux pas vraiment retracer la genèse de ma venue à la littérature. J’ai lu très très tôt, avec avidité et nécessité. Je pense que, très jeune, cette passion de la lecture a engendré une envie d’écrire. J’ai le sentiment que cette envie a toujours été là, je n’arrive pas à débrouiller un écheveau. C’était là, et j’écris depuis toujours en quelque sorte. Mais bizarrement, la publication est venue assez tard. Je n’ai pas grand chose de pertinent à dire sur ma venue à l’écriture, si ce n’est qu’un amour vital et salutaire de la littérature m’a donné envie de « m’y coller » à mon tour.

Quel·le·s sont les auteur·e·s qui vous ont le plus nourrie, celles et ceux qui vous habitent lorsque vous écrivez ?

Où puisez-vous votre inspiration ? Et qu’est-ce-que votre création littéraire a à voir éventuellement avec votre pratique du journalisme ?

J’ai délaissé le journalisme depuis un an. S’agissant de Rodéo en particulier, mon inspiration est vraiment venue de la lecture de la presse. Plus précisément, je suis tombée sur un fait divers, qui n’était pas résolu et ne l’est toujours pas complètement. Ce fait divers m’a très fortement prise au ventre, pas tant en raison du récit, mais du lieu. Je pars toujours d’un lieu, d’un paysage ou d’un endroit, qui conditionne tout le reste : les gens qui y habitent, la manière dont ils s’habillent, dont ils dorment, dont ils mangent. Je crois à une forme de déterminisme géographique.

"C'est saisissant de voir ce qu'un lieu peut nous faire, de quoi il est le reflet, quelle mémoire il porte"

On a tendance à complètement sous-estimer ce que nous fait un lieu, alors que passer toute sa vie aux pieds d’une montagne, ce n’est pas du tout la même chose que de grandir et vivre dans un milieu urbain. On est conditionné par un urbanisme, un paysage, beaucoup plus qu’on ne le pense. Il y a tout un corpus sociologique autour de ce que cela fait de grandir dans un HLM, mais tous les habitats quels qu’ils soient sont déterminants. On peut parler de la psyché des lieux. Je pense à Detroit par exemple, où je suis allée plusieurs fois, qui est un cas spectaculaire à cet égard. C’est saisissant de voir ce qu’un lieu peut nous faire, de quoi il est le reflet, quelle mémoire il porte. Il y a des lieux très chargés qui nous travaillent intimement dès lors qu’on les foule.

En l’occurrence dans Rodéo, ce sont les paysages post-industriels qui vous intéressent…

Quand on vit en Belgique, dans le nord de la France, ou dans des anciennes zones industrielles en général, on connaît le paysage de Rodéo. Je suis partie de ce lieu, et j’ai déroulé le reste assez facilement. La trame existait déjà mais l’histoire étant irrésolue, il y avait de nombreuses brèches dans lesquelles s'engouffrer pour proposer un récit susceptible de donner un contexte à cette tragédie.

"J’aime l’idée de destin, de personnages qui n’ont pas une vie mais un destin irrémédiable qui s’impose à eux”

J’adore lire la Bible, l’Ancien Testament, et aussi la mythologie grecque. J’aime l’idée de destin, de personnages qui n’ont pas une vie mais un destin irrémédiable qui s’impose à eux et les prend. Il se trouve que le fait divers, de nos jours, incarne en quelque sorte le lieu identifiable de la tragédie.

Les lieux dans lesquels le récit se déploie paraissent sans issue, ils dégagent un sentiment d’enfermement. Qu’est-ce-que cela dit-il ? Vous écrivez à un moment : “dans cette région tracée au couteau dans la terre en forme d’enclos, il n’y a plus rien d’autre à prendre. Ni à vivre.”

Ces espaces péri-urbains m’intéressent notamment en tant que lieux bâtards, d’entre-deux qui ne sont ni la ville ni la campagne et ne bénéficient d’aucun avantage de l’un ou de l’autre. Ensuite, ce sont des lieux d’implosion silencieuse qui ont été très marqués par les crises économiques nées dans les années 1970-1980, lesquelles se sont accompagnées de la fermeture des grands complexes sidérurgiques, des infrastructures minières, en d’autres termes de la disparition des usines. Or avec l’usine a disparu ce autour de quoi tout était structuré.

Il y a quelque chose d’assez hermétique dans ces paysages précisément parce que ce pôle central a disparu, ce qui rend d’autant plus difficile le fait de comprendre comment les gens ont vécu. Quand ces usines qui ont fait vivre tant de personnes ferment, c’est terrible, une guerre est perdue. Ce sont ceux qui restent après cette guerre qui m’intéressent.

Pourquoi précisément ? 

J’ai toujours aimé les littératures d’interstice. J’aime la marge, et l’idée d’une humanité dépassée par quelque chose de plus grand qu’elle-même, même si ce n’est pas une humanité flamboyante, éclatante. Une humanité qui est broyée par quelque chose qui la dépasse, que ce soit une histoire, une guerre, un système économique. Cela m’intéresse bien plus que les héros victorieux qui, d’ailleurs, ne se sont jamais vraiment adressés à moi.

"J’ai toujours aimé les littératures d’interstice. J’aime la marge, et l’idée d’une humanité dépassée par quelque chose de plus grand qu’elle-même, même si ce n’est pas une humanité flamboyante, éclatante" ​

Vous reconnaissez-vous dans les notions de « critique sociale » ou encore d’ « engagement », en littérature ? Que pensez-vous des rapports de celle-ci avec le politique, au sens d’une certaine perception ou redéfinition du collectif ?

Dans la critique sociale oui, forcément, mais en l'occurrence dans mon écriture elle découle du lieu, encore une fois. Le paysage conditionne beaucoup de paramètres, dont la sociologie. Les inégalités sociales me touchent, mais de là à dire que je suis engagée, il y a un pas que je ne franchirais pas. Enfin oui, à mon corps défendant, je suis embrigadée dans l’affaire… En tout cas, j’ai un sens de l’observation de par mon métier de journaliste ; il y a dès lors inévitablement une part de critique sociale dans ce cadre (géographique, social) très restreint que je me fixe et, partant, une forme d’engagement.

La littérature me paraît n’être qu’un outil parmi d’autres pour interroger les questions relatives au collectif ou au vivre-ensemble, et je ne lui prête pas beaucoup de vertus pour ce qui est du politique. Je lui en prête beaucoup d’autres par ailleurs. Mais quitte à réinvestir le champ politique, elle n’est pas l’outil le plus opérant à mes yeux.

Par « politique », on peut entendre une caisse de résonance du réel, ou la proposition d’un contrepoint utopique à ce réel. Dans le cas de Rodéo en tout cas, c’est plutôt le désenchantement qui plane, et l’absence d’un éventuel horizon lumineux.

Oui, parce qu’il n’y en a pas dans l’immédiat, en tout cas il est impossible de le voir. Mais je trouve ça très intéressant de ne pas le voir… C’est cela qui rend notre époque passionnante d’ailleurs. Il y a quelque chose en gestation, mais on ne sait pas trop quoi. C’est un véritable moment de transition où beaucoup de choses commencent à émerger, sans que l’on sache pour autant la forme qu’elles prendront. Je suis contente d’être témoin de ces amorces. Je n’ai pas forcément envie d’être là quand ça émergera réellement.

Certes, il y a un côté bourgeois dans le fait de répéter que tout est à réinventer et que c’est formidable. Mais ce n’est pas tous les jours que l’on assiste à la fin de toutes nos utopies, nos illusions. C’est assez spectaculaire, et puis c’est long, ça tient encore, et ça va encore tenir un bon bout de temps… on le voit à travers les résistances auxquelles les mouvements féministes se heurtent, mais c’est le cas pour bien d’autres sujets.

"Moi j’aime les rageuses, les femmes qui gueulent. Donc forcément, Virginie Despentes, c’est un régal”

A ce sujet, la question des rapports de domination de genre est très présente dans Rodéo. Dans la postface, Laurence Boudart vous inscrit dans la lignée d’auteures féministes comme Virginie Despentes. Qu’en pensez-vous, vous reconnaissez-vous dans ce rapprochement ?

Virginie Despentes est une écrivaine que j’admire beaucoup, en particulier dans son King Kong Theorie. J’aime la façon dont elle dit les choses dans ses livres, et cette rythmique qu’elle parvient à mettre dans ses propos. Il y a chez elle quelque chose de généreux et de « coup de poing » qui me correspond bien. On l’a vu récemment dans la tribune qu’elle a écrite après les Césars… moi j’aime les rageuses, les femmes qui gueulent. Donc forcément, Virginie Despentes c’est un régal. Je crois que je la lisais au moment où j’écrivais Rodéo donc oui, ça a pu m’interpeller, et à certains égards m’inspirer.

Dans ce roman, on observe de très près une bande de mecs qui violent une femme sur le bord de la route, puis la tuent. Qu’est-ce-que cela vous a permis de comprendre (ou pas) des ressorts qui peuvent sous-tendre cet acte ?

Il y avait en tout cas une envie de comprendre. A l’origine, il y a un secret. Ce qui m’intéressait, c’était de tenter de saisir ce qui le précède, et ce qui le maintient : une sorte de camaraderie masculine qui existait déjà auparavant, et fait le lit de ce crime qui en est la face noire. Ce qui m’intéressait c’était la bande, la meute. Tous seuls, ces mecs ne sont rien : ils forment un seul corps, une espèce d’entité banalement monstrueuse. D’ailleurs, ils sont assez interchangeables. Il a chez eux quelque chose qui relève de l’archétype : une bande de mecs, dans tout son potentiel de nocivité, qui peut frapper sous pleins de formes différentes.

Ce qui m’intéressait aussi, c’est la liminarité, comme dans les rituels de masculinisation ou de féminisation par lesquels les jeunes sont réintégrés à la société. En l’occurrence ceux de Rodéo ne le sont jamais, en tout cas ils incarnent cette phase liminale et dangereuse.

"Je ne veux pas d’un roman à thèse qui assène du Bourdieu mal digéré”

On sent que le roman est travaillé par des réflexions sociologiques fondues dans le récit, notamment autour des masculinités et en particulier de la peur absolue de “passer pour un pédé”, idée qui est reformulée à plusieurs reprises.

Je lis beaucoup de sociologie, j’adore Bourdieu, et d’autres. Donc oui, évidemment, cela transparaît certainement. Mais c’est toute la difficulté : je ne veux pas d’un roman à thèse qui assène du Bourdieu mal digéré. Je trouve la littérature démonstrative toujours un peu lourde et rarement bien faite - j’exclue ici les essais bien sûr. Mais en effet, les processus de masculinisation comme de féminisation sont au coeur de l’histoire. Comment devient-on homme ou femme de manière très stéréotypée, sans aucune distance ?

La question du langage m’intéresse aussi du point de vue sociologique. Dans le cas du personnage de Joy, la capacité à manier la langue, une certaine langue, est un levier social qui fait d’elle une dominante face à cette bande de jeunes. Elle leur fait sentir qu’elle maîtrise cet outil d’appropriation du réel qui leur fait défaut, et c’est sans doute ce qui va causer sa perte. Joy parle, elle répond, et ils la font taire. Elle sait bien qu’elle peut trouver des arguments et les raisonner. Si elle n’avait pas parlé, peut-être qu’il ne lui serait rien arrivé ; mais ne pas parler revient à se mettre à leur niveau… Elle est courageuse.

Le revers de cette parole est le silence qui entoure l'événement, ce viol suivi d'un meurtre, demeurés impunis…

Ce qui m’intéressait dans ce meurtre en vase clos et en groupe, c’est que l’on n’échappe pas aux autres. Ils se rappellent sans cesse à vous. Même si on ne parle plus de ce qui s’est passé, la peur rôde : si l’un craque et parle, tout le monde tombe. C’est cette intranquillité qui m’intéresse. Quel est le prix de l’impunité ? Il y en a forcément un : la peur d’être pris, la honte, le remords, le fait de ne pas pouvoir en parler. Alors que la sanction, elle, annule, ou atténue en quelque sorte un cheminement verbal.

La littérature et les films regorgent de gens qui se sont fait prendre, mais quid des autres, qui ont commis un crime mais ne se sont pas fait prendre, et qui forment le gros du troupeau ? II y a cette idée, souvent formulée, selon laquelle ils continuent tranquillement leur vie, et que c’est scandaleux, ce qui l’est effectivement… or s’ils échappent certes à la sanction officielle, la honte et le remords n’ont pas de fin. C’est terrible de rester avec son crime.

"L’écriture un outil de connaissance du monde, elle me permet de plonger dans d’autres univers, et j’adore ça”

Avez-vous recueilli, en amont, des témoignages auprès d’adolescent·e·s, ou avez-vous puisé dans vos propres souvenirs et vos observations ? Plus généralement, avez-vous mené une enquête avant de vous lancer dans l’écriture ?

La période de l’adolescence m’intéresse beaucoup, pour ce qui s’y joue. Elle est le lieu de toutes les batailles, et se caractérise par une espèce d’intensité désespérée. Avant d’écrire, j’ai fait beaucoup de recherches oui, pas sur la période de l’adolescence mais sur des éléments précis du récit comme l’univers des bagnoles par exemple. J’aime faire des recherches parce qu’elles m’emmènent vers des espaces que je ne connaissais pas. L’écriture est un outil de connaissance du monde, elle me permet de plonger dans d’autres univers, et j’adore ça parce que je suis très curieuse.

Quant aux dialogues et aux interactions, je n’ai pas éprouvé le besoin d’enquêter... en réalité, je me sens encore très connectée à ce bouillonnement, cette rage, ce langage, donc ce n’était pas très difficile pour moi d’imaginer les dialogues.

A travers ces dialogues, vous passez en revue de nombreux lieux communs, des phrases toutes faites qui correspondent à un langage très actuel, dans lequel les lecteur·ice·s contemporain·e·s peuvent se reconnaître…

Je note des tas de choses que j’entends, tout le temps ! Mes carnets et mon ordinateur sont pleins de mots que j’ai captés ici et là et que je m’empresse de noter. Je hante les forums, j’adore ça, c’est mon vice caché. Je ne poste jamais rien sur les réseaux sociaux, mais j’y chine des tournures de phrases, c’est extraordinaire. Il y a vraiment une langue dans ces échanges, sur tout un tas de sujets.

Quand je lis les commentaires de lecteur·ice·s sous les article de presse par exemple, je note certaines tournures de phrases que je ne peux pas inventer ! Je suis sensible à des images que je ne connais pas, je suis très attentive à l’oralité quand j’entends, quand je lis. J’écris moi-même à partir des images. Un lieu, une image, voilà mon point de départ.

Pour finir, quelles seraient les oeuvres que vous recommanderiez tout particulièrement ?

C’est une question cruelle parce que c’est très compliqué de choisir, mais je dirais :

Le diable tout le temps de Donald Ray Pollock. Je l’ai lu il y a quelques années, ça faisait longtemps que je n’avais pas lu un livre pareil, sans doute parce qu’il s’inscrit dans une tradition que j’aime beaucoup, celle du vieux Sud des Etats-Unis. Il y a une espèce de flamboyance dans la construction du récit, j’en étais soufflée. Je l’ai lu en anglais, puis relu en français.

Kaputt de Malaparte, qui est l’une des fresques les plus incroyables de la Seconde guerre mondiale. Il y a une horreur et un lyrisme chez Malaparte… et une vision de la guerre absolument hallucinante, servie par une plume impériale.

Et enfin, Beloved de Toni Morrison, mais j’aurais pu dire n’importe quel autre de ses livres… c’est une écrivaine extraordinaire, on ne la présente plus. J’aurais pu prendre Elfriede Jelinek qu’au fond je préfère, mais chez Toni Morrison il y a une humanité bouleversante, tandis que Jelinek c’est le fouet, c’est dur du début à la fin.

Vous en tout cas, vous ne ménagez pas votre lecteur ! et vous le tenez fermement jusqu’à la fin…

Oui, je serais plutôt Jelinek que Morrison !

La Playlist d'Aïko Solovkine

On lui a demandé de nous recommander un·e artiste à écouter. Voici son choix :

La bibliographie d'Aïko Solovkine

La bibliothèque d'Aïko Solovkine 

Si vous souhaitez faire la critique de l'un de ces titres, écrivez-nous.

Tous Les Articles
×

Vous y êtes presque...

Nous venons de vous envoyer un e-mail. Veuillez cliquer sur le lien contenu dans l'e-mail pour confirmer votre abonnement !

OK